Il y a quelques années, MTV avait listé, selon elle, les 7 raisons pour lesquelles ça craignait, l’entrée au collège… J’étais encore dans l’insouciance du daddy qui a ses deux greffons (oui j’emprunte à tout le monde aujourd’hui, coucou Cranemou ^_^) à l’école élémentaire, ce cocon si enveloppant et si protecteur…

Cependant, il fallait bien que cela arrive un jour et cette rentrée si redoutée est arrivée cette année, j’ai bien essayé de reculer mais il avait le niveau pour passer en 6ème, parait-il…
Et là, y a des souvenirs d’enfants qui remontent parce que le collège, c’est un cap dans une vie et même si cela pas été une cata pour moi, c’est pas non plus le meilleur souvenir de ma scolarité (y a une ou deux années sur les 4, que je ne lui souhaite pas de vivre comme moi).

Pourtant, il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur et ne pas lui communiquer l’angoisse de parent de le voir entrer au collège et faire avec quelques changements.

Ses copains de classe

J’ai un greffon qui loin d’être misanthrope avait la particularité en élémentaire, d’être selon le prof et la composition de sa classe, mis parfois à l’écart avec les soucis que ça peut engendrer (solitude, problèmes de comportements…). Bon, sa scolarité en primaire a été normale sur le plan de l’apprentissage mais des fois, il y avait quelques hics, non insurmontables mais stressants pour lui surtout et pour nous parents également.
Alors l’entrée dans le collège public de secteur (les 2/3 de sa classe partaient ailleurs) comment dire… on avait un peu peur qu’il se retrouve isolé et tout.

On a réussi à le caser avec un de ses camarades de classe de cm2 en lui faisant prendre d’entrée la LV2, allemand (en parfaite concertation avec lui) et en le demandant de façon écrite.
Bon, on n’était pas à l’abri que ça ne fonctionne pas au niveau de la bureaucratie du collège mais tout à rouler quand on a vu la liste de la classe où son nom figurait ainsi celui de son camarade😌. Le truc cool, c’est qu’ils pouvaient dès la rentrée faire le chemin aller-retour ensemble et c’est peut-être un petit détail mais c’est rassurant.

Restait, le fait de se faire de nouveaux camarades…et là, le bonhomme, nous a étonnés, lui parfois si en retrait s’est fondu dans un nouveau groupe d’amis/connaissances qui a l’air de lui convenir (voire peut-être parfois trop 🙊).

Le travail de collégien

J’insiste sur le terme « travail » car comme le soulignait MTV, l’emploi du temps n’est plus linéaire/pépère dans le secondaire comme en primaire. Il faut jongler avec des horaires qui ne sont pas le mêmes d’une semaine à l’autre pour l’enfant. Le collégien est tel un bambou, il doit être flexible sans rompre. Cela l’initie peut-être à sa future vie pro dans un certain sens 😬

Si les premières semaines sont plutôt tranquilles, niveau charges de travail, avec pas mal de révisions de ce qui a été acquis normalement à l’école. Le couperet tombe environ en octobre avec la plongée dans le bain des devoirs à la maison, non pas donnés par un seul enseignant mais par une somme de professeurs…
Tu apprends à découvrir, toi le parent, que dis-je, à devenir esclave d’un nouvel outil : Pronote. Sur cette application/site web, tu peux consulter les emplois du temps, la vie scolaire mais aussi et surtout les devoirs donnés par les profs 😵

J’avais oublié la somme de travail que nécessitait ce travail de collégien (bon 25 ans sont passés par là) et je ne me souvenais pas que le parent devenait un contremaître pour vérifier que le travail a bien été réalisé. Surtout, si votre greffon n’est pas encore assez autonome (ce qui est rare à cet âge-là selon les profs du greffon) et que c’est long l’apprentissage de ne mettre au boulot tout seul.

On est en janvier et il y a quelques améliorations mais l’autonomie complète, je pense que ce n’est pas pour tout de suite… Après il y a des matières plus cools à faire réviser/travailler, perso les langues, l’histoire ou le français ça me botte mais dès que les maths et autres matières scientifiques passent par là, peut-être pas pour rien que j’ai fait un BAC L 😅
Sur ce point-là, on va donc dire wait and see 🤪

Puer Ignorantis

Puer tiré du latin qui signifie enfant, hein, pas que les hormones commencent à jouer des tours, quoique 🤣. Ce que tu as pendant des années considéré comme ton propre sang, se transforme petit à petit en cette espèce de Puer Ignorantis (sous genre incertain de l’Homo-Sapiens).

Petite anecdote, j’ai été accompagnateur à l’automne de sa classe pour une sortie scolaire au Comoedia (comme par le passé).
Déjà, on aurait pu faire le trajet en binôme papa/enfant pour aller jusqu’au collège, vu que le départ pour la sortie scolaire était prévue à l’entame des cours mais non, le gone te fait comprendre que cela serait bien qu’on arrive l’un après l’autre, genre on ne se connait pas…
Cette ignorance continue quand toute la classe réunie dans le hall du collège, tu vois passer un petit Puer Ignorantis, qui te dévisage rapidement avec ses congénères et qui s’avère être ta progéniture…

Le référent, l’adulte au collège, ce n’est plus toi mais son/sa prof, tu n’es plus qu’un tiers, une pièce rapportée à ses yeux qu’on tolère parce que si tu n’es pas là, la sortie est compromise…

T’es où ?!

Avant à quatre heures ou quatre heures 1/2 (selon où vous habitez dans la métropole de Lyon), c’était l’heure où vous retrouviez au portail de l’école votre greffon, c’était immuable sauf cas de périscolaire. Maintenant, avec cet emploi du temps du collège, il y a des jours A, B, C, D, E où votre enfant ne termine pas à la même heure chaque jour. Nous n’y ajouterons pas les défections professorales qui peuvent chambouler l’emploi du temps et donc l’heure de sortie…

Il a pris une bonne habitude, m’appeler quand il est sur le chemin même quand je suis au travail pour me dire qu’il est sorti mais je pense aussi que ce petit malin veut s’assurer si je suis ou non à la maison… (les devoirs attendront si le chat n’est pas là).
Avant, les deux greffons faisaient les quelques centaines de mètres ensemble pour rentrer à la maison (quand je ne venais pas les chercher) mais maintenant, c’est la fête du slip, sur un trajet qui ne devrait pas prendre plus de vingt minutes, monsieur prend la bonne demi-heure… Bon, cela doit être un moment, je pense, de décompression entre le sas scolaire et familial
Un moment privilégié avec les copains où l’on se refait la journée et qui feront des souvenirs d’enfance…
Leur caméra-café à eux à coup de snaps et de chasses pokémons.

Un moment qui est parfois interrompu par un texto ou un appel relou du paternel avec le fameux « T’es où ?! »

Le prof du secondaire

Alors, loin de moi, l’idée de faire dans le stéréotype/cliché du prof du secondaire mais lors de la réunion parents/profs (très bien organisée en passant et millimétré grâce à l’application Pronote) mais à un moment je me suis cru dans les Profs (mais si la BD !).

Le corps professoral, je le côtoie quotidiennement mais celui de l’élémentaire avec ma moitié, le prof du secondaire était donc pour moi en tant qu’adulte, une espèce inconnue ou oubliée. C’est marrant de voir que certains traits vestimentaires, d’habitudes, ou de tics de langages te donnent la matière qu’enseigne le prof.

Bon, on n’en mène jamais large quand on doit se rendre à ce genre de rendez-vous, qu’il ne faut pas manquer par devoir mais aussi parce que c’est une partie de l’avenir de votre greffon qui se joue. Cela peut permettre de corriger le tir si besoin, il y a.
Finalement, cela a été beaucoup de sueurs froides pour pas grand chose de notre côté et nous n’avons pas été dévorés par l’ogre professoral 😃

Il faut quand même souligner l’investissement de chaque jour de ces professionnels si souvent livrés à la vindicte populaire. Il en faut de la volonté, de l’énergie et du don de soi pour élever vers le haut, une classe de 25/30 élèves.

En conclusion, même si l’histoire du collège dure quand même 4 chapitres, l’aventure commence de façon positive. L’entrée au collège bouleverse un équilibre qu’on avait depuis l’entrée en petite section. Ce bouleversement n’est pas à prendre à la légère et je ne saurais vous inviter à vous rendre à toutes les réunions, rencontres, visites qui parlent de l’entrée au collège, cela n’enlèvera pas toutes les inquiétudes mais ça permettra de mieux appréhender cette révolution pour votre progéniture et pour votre vie familiale.