Je paraphrase l’excellente série de bande-dessinée : Le guide du mauvais père de Guy Deslisle pour vous conter quelques anecdotes d’un papa lyonnais qui même s’il assume et adore ses 2 gnomes, n’en reste pas moins un père parfois indigne.

Voilà quelques instantanés légèrement exagérés d’une vie de père lyonnais débutée il y a presque une décennie 🙂

Le parc de la tête d’Or, (faux) paradis familial

J’ai eu avec ce parc jusqu’à peu une relation amour/haine surtout quand il s’agissait d’emmener les enfants s’y dégourdir les jambes. Enfin les jambes, soyons clair pour ma part tant qu’ils étaient en poussette ou que leurs pas étaient encore balbutiants c’était surtout les porter et pousser la brouette qui leur servait d’embarcation.

Véritable boulevard urbain, on croise entre autres rollers, vélos, échasses urbaines et autres fous du volant…

L’agoraphobie de jeune papa me rendait chèvre à force de surveiller ma progéniture et je ne profitais pas du moment présent.

Alors oui, jusqu’à très récemment quand j’entendais la phrase magique : « Viens, il fait beau, on va faire un tour au parc !« .

Ma tête devait ressembler à peu près à ça (alors qu’il est à 5 minutes à pied de la maison)…

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Les magasins de jouets

Véritable paradis de l’enfance, il n’y a pas un quartier de Lyon où on peut y échapper au détour d’une ruelle (enfin presque). Et c’est toujours la même ritournelle : « Papa, on peut y entrer ? ».

Souvent, je noie le poisson en disant qu’on y repassera au retour, leur petite cervelle aidant, on croise les doigts pour qu’ils aient oublié ou on ne passe pas par le même trottoir ou je fais le détour par une autre rue pour y échapper (sauf qu’en grandissant, ils ont comme un GPS à magasin à jouets leur indiquant la bonne route).

Pourtant quand le moment fatidique sonne d’y entrer, ça me fait cette impression-là…

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C’est pas qu’ils vont me faire un caprice pour tout acheter mais toujours cette impression d’être scruté par les vendeurs (quand y en a) et de déranger, alors la phrase magique c’est  : « On rentre mais on touche à rien », toujours cette peur pas crédible qu’ils vont casser un truc.

Les années aidant, je les attends maintenant devant sur le trottoir en totale indignité, en vapotant 😀

Pour l’instant aucun dommage latéral ou vertical à déplorer…

Point d’indignité qui fonctionne aussi pour les maisons de la presse !

La Bouffe

On le sait tous, c’est la base, il faut une alimentation saine et équilibrée, blablablabla…

Pourtant, les aléas des journées font que quand par exemple tu es en train de terminer un billet pour LFC, par exemple et qu’il est 11h20 et que tu dois récupérer ta marmaille à 11h30 et que tu n’as absolument rien préparé et que de toute façon tes compétences culinaires se résument à faire cuire des pâtes…

Mes deux mains en cuisine donnant à peu près ça….

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Reste sur le chemin à acheter deux baguettes et à prier pour que le congélateur te fabrique des knackis…

L’école

Haut-lieu de la sociabilité parentale, je connais bien évidemment par cœur tous les prénoms des petits camarades de mes enfants, je discute aisément avec tous les autres parents d’élèves, je participe à toutes les kermesses et autres réunions de parents d’élèves en étant inscrit sur les listes de la PEEP…

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Je sais pas de quand ça date mais une sorte de misanthropie écolière me prend dès que je passe la porte pour emmener mes gosses à l’école. J’ai pourtant essayé et dans les deux écoles que j’ai fréquentées en tant que parent tant à la maternelle qu’à l’élémentaire en esayant de discuter avec les autres parents et accompagnants (nounous) mais cela n’a jamais fait match, certainement par ma faute mais aussi par le manque d’intérêt des autres. Après, je ne suis peut-être pas tomber dans les bonnes écoles qui corresponde réellement à mon CSP…

Ah si y a un truc quand on essaye de se frayer un chemin entre toutes les poussettes en quinconce pour atteindre l’entrée de la classe ou le portail, j’ai souvent envie de faire ça !

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Jouer avec eux

J’ai une patience qu’on va dire limitée…

Alors s’attabler ou s’agenouiller pour jouer avec mes gones, cela est parfois difficile surtout quand l’âge aidant ils deviennent, on va dire, perspicaces (c’est un euphémisme pour ne pas dire mauvais joueur) surtout pour les jeux de société.

Avant s’amuser avec eux se résumait à les lancer en l’air (en les rattrapant si possible), agiter un objet, faire des grimaces et des calins. On peut toujours faire ces choses-là pour faire des bêtises ensemble mais quand il s’agit de se poser pour jouer avec des garçons de 8 et 9 ans, c’est une autre paire de manches…

Honnêtement, je privilégie la sortie à l’agonie…

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Bizarrement, on se met souvent d’accord pour se faire une partie de Wii 😉

Après ces quelques exemples, si vous voulez mon portrait pour me dénoncer à la DDASS, le voici 😛

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Cependant si vous pouvez me rassurer dans les commentaires que je ne suis pas le seul, j’annule de suite mon internement au Vinatier !