Je me souviens, il y a quelques mois, avoir eu la pression dès le début de ma grossesse pour mon inscription en maternité. Tout le monde me disait de faire vite si je voulais être sûre d’avoir une place dans celle de mon choix.

Mais quand on ne connaît pas les maternités de sa ville, on fait comment pour choisir?

Pour ma part, au moment de m’inscrire,  je ne connaissais pas du tout les réputations des hôpitaux de Lyon et de sa région. J’avais bien trouvé des avis sur le net, mais rien de très convaincant.

Je voulais une maternité proche de chez moi (j’habite à Villeurbanne) de niveau 2 ou 3 (parce qu’on avait beau me dire qu’avec une grossesse « normale » une niveau 1 suffisait, j’avais besoin d’être rassurée – oui, je suis une flipée.

Donc au final, mon choix s’est fait entre :

– L’hôpital privé Natécia, dans le 8ème : une lointaine connaissance y avait accouché et semblait ravie, mais j’avais gardé en tête l’histoire de la pince oubliée dans le ventre d’une patiente après une abdominoplastie… Rien à voir, on est d’accord, mais quand même. Et puis une clinique privée, j’imagine qu’il faut une bonne mutuelle pour se faire rembourser une grosse partie des frais engagés.
L’hôpital St Joseph – St Luc, dans le 7ème : j’ai lu pas mal de bonnes choses sur cette maternité. J’ai pas mal hésité à m’y inscrire, mais finalement j’ai trouvé que c’était un peu trop loin de chez moi.
– Pareil pour l’hôpital de la Croix-Rousse : de bons échos, mais beaucoup trop loin pour moi… J’ai le goût du risque, mais l’accouchement en voiture, très peu pour moi.
– Et enfin, à 8 kilomètres de mon appartement : l’hôpital Femme Mère Enfant de Bron, ouvert en 2008. Avec 4000 naissances par an, je craignais un peu l’effet « usine à bébés », mais j’ai finalement choisi cette maternité.

Et alors? Qu’est-ce que j’en ai pensé?

Le personnel :
Le jour de l’accouchement, toutes les personnes qui se sont occupées de moi ont été tops, très rassurantes et à l’écoute. J’ai même pas eu envie de leur arracher les yeux malgré les contractions. Et les 3 jours suivants, même si les équipes tournaient et que les sage-femmes n’étaient pas toujours les mêmes, elles étaient toujours là pour répondre à mes questions, avec le sourire, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.
La chambre :
J’aurais aimé visiter les chambres pendant ma grossesse, mais ça ne se fait pas là-bas. Au lieu de ça, on a le droit à une séance de diapos… J’ai zappée cette étape et j’ai préféré garder la surprise! De toutes façons il faut savoir qu’à l’HFME, toutes les chambres sont individuelles et spacieuses!
Les repas :
Côté nourriture (très important pour le moral!), j’ai là aussi été agréablement surprise : pas de la grande gastronomie mais des menus variés, généralement bons et copieux. Par contre, pour le petit dèj’, on reviendra. Faites-vous livrer les croissants au lit, parce que le bout de pain industriel accompagné de sa petite portion de beurre-confiture ne suffit pas à vous rendre le sourire après les nuits difficiles des débuts.
La propreté :
Les femmes de ménage passaient chaque jour la serpillère et changeaient les draps. Rien à redire!

Et les points négatifs alors ?

– Les va-et-vient peu discrets du personnel dans la chambre, plusieurs fois par jour, qui réveillent bébé pile-poil quant on vient de réussir à l’endormir…
– Le fameux petit dèj’.
– Un mauvais feeling avec celle qui nous a appris à donner le bain pour la 1ère fois : trop speed, on avait l’impression d’être noté à la fin.

Mon seul conseil au final pour vous aider à faire votre choix : faites au plus près!

J’avais choisi l’HFME parce c’était la maternité la plus proche de chez nous et j’ai finalement bien fait : à l’heure des départs au boulot, et à raison d’une contraction toutes les 3 minutes, un trajet de plus de 8 kilomètres aurait certainement été néfaste à mon couple.

Mais comme il doit y avoir autant d’avis que d’accouchements différents, le choix reste difficile!

Et vous? Vous avez (ou allez) accoucher où?

crédit photo : Ateliers AFA