Il s’agit d’une exposition qui peut plaire aussi bien aux parents qu’aux enfants, pour des raisons différentes.

 

Ce qui plait aux enfants (et aux parents)

 

Tu peux t’amuser en famille à localiser ton immeuble sur l’une des différentes cartes topographiques exposées.

Et t’offrir l’occasion de t’exprimer librement sur le thème de la ville.

– Pour commencer, tes enfants et toi pouvez expliquer sur des cartes au liseré bleu ou jaune pourquoi vous préférez plutôt une ville dense ou plutôt une ville étalée. Une fois le message rédigé, il ne reste plus qu’à emboîter les cartes sur celles des précédents visiteurs grâce à des encoches pour former une tour.

 

– Plus loin, tes gones et toi pouvez dire en quelques mots ce qui se passe dans votre quartier sur des cartes marquées de coins jaunes,  quelles initiatives vous avez vues ailleurs sur des cartes avec des coins bleus et enfin quels seraient vos rêves les plus fous sur des cartes marquée de coins rouges. Je te rappelle, à toutes fins utiles, que le message est supposé être en rapport avec la ville. Après, vous accrochez vos petites cartes avec une pince au bout d’un fil. Ça rappelle un peu les ‘Wish Tree’ de Yoko Ono.

 

  

– Ensuite, sur des cartes postales de votre choix, tes kids et toi êtes invités à imaginer un slogan pour votre ville. « Un slogan qui reflète votre vision de Lyon aujourd’hui ». D’après ce que j’en ai vu, bon nombre de participants ont détourné cet espace de libre expression de son objectif initial pour en faire un cahier de doléances.

 

– Pour finir, et là ça concerne vraiment plus les enfants, une salle est équipée d’une table et de bancs pour pouvoir dessiner la ville du futur telle qu’ils l’imaginent. Blocs de papier, crayons de couleur et pastels sont à leur disposition. Ils peuvent aussi exprimer leur créativité avec des feutres sur un tableau blanc en forme de frise accroché au mur.

 

Parent, prend ton mal en patience, quand l’inspiration les tient elle ne les lâche plus. Et, pas de bol, la salle est en sous-sol, donc y’ a pas de 4G. Si tu comptais sur ton smartphone pour passer le temps c’est loupé.
En revanche une petite bibliothèque est à ta disposition avec des livres, pour tous les âges, sur le thème de la ville et de l’architecture, et tu peux te prélasser sur des matelas au sol ou sur des sièges en forme de hamac avec coussins tout confort pendant que tes chérubins dessinent.

 

 

Ce qui plait aux parents

 

Bon les enfants vont bien s’amuser mais ils vont vraisemblablement passer à côté du sujet même de l’exposition : la psychanalyse de la ville. J’avoue que moi-même je suis complètement passée à côté de la dimension humoristique du truc par exemple. En général, je programme mes visites à l’heure de la sieste en comptant sur le fait que ma benjamine fera un gros dodo dans sa poussette et que je pourrai profiter de l’exposition au calme avec mes plus grands. Ce jour-là B. n’avait pas envie de faire la sieste, ni même de rester dans sa poussette.

Si elle avait fait la sieste, j’aurais pu écouter les commentaires et analyses « loufoques, drôles et pertinentes » (d’après la brochure du musée) de l’ANPU (Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine) diffusés via les tuyaux d’une installation qui rappelle un peu le « rainforest » de David Tudor (visible au MAC lors de la dernière Biennale d’Art Contemporain). Si…

 


Néanmoins, je suis tout de même parvenue à apprécier les nombreuses cartes, photos et illustrations disséminées tout au long de l’exposition ainsi que la superbe maquette du quartier Perrache.

 

Note qu’une salle fait écho à l’exposition temporaire actuelle du Musée Urbain Tony Garnier sur l’évolution de l’habitat urbain avec des documents sur le travail de l’architecte lyonnais et les considérations hygiénistes de l’époque également évoquées dans « La Vie Mode d’Emploi ». On peut même y voir en vidéo la visite de l’appartement témoin du quartier des Etats Unis que propose le Musée Urbain Tony Garnier.

 


Si comme moi tu as eu du mal à te concentrer sur les documents sonores proposés, tu peux te consoler en acquérant le livre qui accompagne l’exposition et qui reprend une grande partie des documents exposés et bien d’autres encore. (Disponible à la boutique du musée pour la modique somme de 19 €).

 

Les bons points du musée

 

Il y a des ascenseurs. Normalement on accède au musée par un escalier depuis la place mais si tu es en fauteuil ou que tu as une poussette, il y a une entrée rien que pour toi un peu plus à droite, rue de Gadagne.

Pour te déplacer plus librement, tu peux laisser sacs et manteaux dans un casier au vestiaire. Un membre du personnel te confiera un jeton et comme à la piscine tu enfilera un seyant bracelet en plastique muni de la clef de ton casier en plexiglas.

A la boutique tu trouveras, outre les habituels livres, cartes postales et souvenirs divers, l’excellent mensuel « Les Rues de Lyon » : des histoires vraies, lyonnaises racontées sous forme de BD. Tout simplement génial. Pour ceux qui ne connaissent pas, j’en recommande chaudement la lecture.

 

Exposition du 17 novembre 2017 au 17 juin2018

Adresse : musées Gadagne, 1 place du petit Collège, 69005 Lyon

Horaires : du mercredi au dimanche de 11h à 18h30

Tarifs : Adulte : 8€ (sauf si t’as la Carte Musées, là c’est gratuit), Jeune (après 26 ans t’es plus jeune, sache le) : 6€, Enfants : Gratuit