Non mais parfois aussi, vous avez des drôles d’idées, vous, les parents.
C’est quoi ce truc de vouloir éduquer ses enfants au cinéma ?

Et pourquoi ne pas essayer de leur apprendre à écouter la musique ?

Vous êtes fous ou quoi ?

Un enfant au cinéma c’est :

L’assurance d’avoir un souci de taille au moment où on le cale au fond du siège.
Un enfant, par définition, c’est petit. Mais dans un cinéma, au fond d’un siège, c’est définitivement pas adapté.
Le seul truc pas mal, à la limite, c’est l’hiver, au moins, tu lui cales les manteaux de tout le monde sous les fesses pour le surélever un peu.
Une solution ? A part connaitre les cinés proposant des rehausseurs (si, si, il y en a quelques uns… il parait) ou venir carrément avec son siège auto, je vois pas.

L’assurance de voir des bandes annonces pas du tout adaptées à l’âge du greffon.
Alors, ça, on n’a toujours pas bien compris le concept ni le délire.
Si j’emmène mes enfants voir Alien, qu’il y ait des bandes-annonces pour le remake de l’Exorciste, pourquoi pas, bon.
Mais pendant Vaiana, moins.
Beaucoup moins.

L’assurance de payer 46 grains de maïs explosés le prix de 46 grains de maïs explosés dans du Pétrus 1989 (à peu près).
Déjà que tu viens de raquer près de 25 euros rien que pour voir ce film avec ta descendance, tu te coltines aussi le pop corn qui fait du bruit de machouilli en espérant ne pas recevoir un SMS de ton banquier te disant que quitte à vider ton PEL, autant te payer un casse-croute chez Orsi plutôt que du popcorn dégueu. POURQUOI tant de haine ?

L’assurance d’avoir une collection de 42 paires de lunettes 3D dans le tiroir de l’entrée.
Ne mens pas. On les oublie tout le temps, c’est la RÈGLE.

L’assurance de ne pas tout comprendre au film qu’on est venu voir.
« Il a dit quoiiii ? »
« Pourquoiiii il fait çaaaa ? »
« Pipiiiiiii »
Oui, tu passes ton temps à faire des explications de textes, à te demander pourquoi le scénariste te fait subir 3 métaphores à expliquer à ton gamin de 3 ans, qui n’est pas prêt pour ça, clairement. Du coup, t’as rien suivi. Si ça se trouve, il était super, ce film d’animation. Mais t’en sauras jamais rien. Jusqu’à ce que tu te tapes le DVD en boucle, dans 6 mois quoi.

 

L’assurance d’entendre la même chose pendant les 6 mois qui suivent.
A savoir « On peut l’acheterrrrr en DVDééééééé ? »
Et figure toi que ouais. On finit par l’acheter en DVD.
Le marché du DVD jeunesse doit être le SEUL marché du DVD qui fonctionne encore, d’ailleurs.

 

Et sinon ?
Bah sinon, le ciné, c’est cool, alors on y va quand même, on fréquente plutôt des petits cinés de quartier que des gros complexes (pour le prix), on dit non pour le pop corn (pour le respect) et oui, on explique si besoin, pour apprendre à aimer ça.
T’es de Lyon ? Faut assumer nos ancêtres jusqu’au bout !