J’avoue, je ne suis pas une adepte du camping.

Même si enfant j’en ai fait avec mes parents quelques étés, je n’en garde qu’un souvenir assez confus, n’éveillant ni nostalgie ni rejet total. Et lorsque j’étais étudiante, je n’ai pas vraiment campé, profitant de l’hospitalité de copains ou économisant pour être en hôtel.

Alors que nous étions jeunes et sans enfants, mon cher et tendre a réussi à négocier, au milieu de vacances en chambres d’hôtes, de passer une nuit ou deux en camping. Je me souviens avoir très mal dormi, avec des voisins bruyants, un sol caillouteux et des envies de pipi à 3 heures du matin… Vous voyez le topo.

Du coup, avec des enfants, c’était juste inconcevable : le camping pour moi, ce n’était pas synonyme de repos et j’imaginais la logistique afférente comme une montagne insurmontable.

Les seules expériences en camping avec les enfants que nous avons eues, nous étions en mobil-home ou en bungalow, donc rien à voir avec le « vrai » camping, en tente avec le bleuet.

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Jusqu’à ce que dans un moment de faiblesse (ou d’égarement), j’accepte de tenter l’aventure sur quelques jours, me disant que je ne pouvais priver indéfiniment homme et enfants du plaisir de camper.

Nous avons donc emprunté le matos complet à des amis, mon homme a cherché un camping 4* (il me fallait au moins ça) avec piscine chauffée et couverte dans un coin magnifique de la Drôme provençale et nous voilà partis pour 3 jours au contact de la nature !

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Honnêtement, c’est moins pire que ce que j’imaginais et je dirais même que c’est assez agréable au final de profiter du plein air, même dans un confort rudimentaire. En plus le beau temps était au rendez-vous et malgré des nuits fraîches, nous avons connu de bonnes conditions pour une première !

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Ce que j’ai aimé :

– pouvoir choisir son emplacement et l’orientation de la tente en fonction de l’ensoleillement, de la vue…

– monter la tente avec les enfants, sur-motivés pour nous aider et installer leur coin dodo

– l’infrastructure du camping qui proposait, outre une piscine et des jeux pour les enfants, une épicerie, un restaurant-bar avec des prix très raisonnables (quand on n’a pas envie de cuisiner, c’est bien pratique), ainsi que des sanitaires très bien conçus (et propres !!!)

– la liberté des enfants qui se sont fait des amis très vite et qu’on n’a quasiment pas vu du séjour

– le grand air, la vue, les nuits étoilées

– le fameux « esprit camping » : ce n’est pas un mythe, on partage avec ses voisins de façon beaucoup plus conviviale, on se prête des ustensiles, on discute en faisant la vaisselle, on échange les adresses touristiques du coin. Nous avons même eu droit à des filets de truite saumonée d’un voisin pisciculteur qui nous les a cuit sur son gril !

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Ce que j’ai moins aimé :

– la promiscuité : ce sont les bruits de la vie de tous les jours mais comme la toile de tente est moins épaisse que les murs, on entend tout, que ce soit les discussions comme les cris des enfants ou les aboiements des chiens.

– les sanitaires communs : on n’est jamais seul à prendre une douche ou à se brosser les dents (et je ne parle pas des toilettes…)

– devoir tout prévoir : quand on part faire la vaisselle, on doit penser à la bassine, à l’éponge, et idem pour la toilette (mais pas pour le papier WC, contrairement à ce qu’on croit ;-)).

– les nuits sont courtes et pas très reposantes : les oiseaux qui gazouillent à l’aube et le soleil qui cogne dur à travers la toile de tente (sans parler des pleurs et cris des enfants matinaux) ne permettent pas de faire la grasse matinée…

– le fait d’être dans un espace confiné nécessite que tout soit bien rangé en permanence car sinon il y a vite plus de place et on ne retrouve plus rien

– la nature, c’est aussi la terre dans la tente et les insectes qui s’invitent partout… J’avoue, je suis un peu phobique donc j’ai dû prendre sur moi mais l’avantage de partir à cette époque de l’année, c’est qu’il n’y avait pas encore de moustiques ni de guêpes…

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Bilan :

– Nous y retournerons mais sur des périodes courtes : 2 à 4 nuits maxi, car au-delà, ce ne sont plus des vacances à mon sens car il y a beaucoup trop de logistique (en même temps, partir 2 jours ou 15 jours nécessite le même matériel).

– Sur une semaine, cela revient environ à 210 € (30 € par nuit pour 4) hors saison estivale, ce qui est vraiment imbattable par rapport à une location classique.

– La formule est idéale pour découvrir un coin sans se poser la question de l’hébergement.

– Les enfants ADORENT camper : le côté cabane les enthousiasme au plus haut point (et manger des pâtes aussi, sûrement).

Pour rappel, les Soeurs ont 10 et 8 ans et pour ma part, après 6 ans, c’est le bon âge pour faire du camping : elles peuvent vaquer à leurs occupations et partir à l’aventure sans qu’il y ait besoin d’une surveillance permanente.

Et vous, le camping, vous avez testé ? Vous êtes fans ? N’hésitez pas à nous raconter votre expérience dans les commentaires : les beaux jours arrivent et cela peut donner des idées à nos lecteurs !