C’est marrant comme le truc qui unit de façon universelle tous les êtres vivants (ou non), c’est la gravité finalement.
On a tous un rapport à cette petite frappe de gravité plus ou moins intime, selon notre passé (et notre degré de poisse journalière).
Bien entendu, le greffon n’est pas exclu du processus et c’est ainsi que, régulièrement, il embrasse le sol avec son front.
Le truc, c’est que toi (et moi), on a un peu tendance à paniquer quand il tombe (genre haut le cœur et/ou arrêt cardiaque momentané) .
C’est dans nos tripes, on n’y peut rien, c’est livré avec le gamin (sauf que pour moi, c’est sûrement pire, d’ailleurs, du coup, c’est assez marrant que j’écrive cet article : hyper crédible, bravo !).
Voilà quelques astuces pour réagir avec dignité quand ton enfant se fait le nez.

 

1/ Être sur le qui-vive

Perso, depuis la naissance de mes enfants, j’ai fait environ 27 micro-infarctus. En général, ça m’arrive quand je suis distraite, au parc et que soit tout à coup je ne le vois plus, soit tout à coup je l’entends HURLER à la mort alors que j’ai pas vu ce qu’il venait de se passer.
Le pire des trucs qui me soit arrivé, c’est mon enfant qui hurle à la mort derrière un jeu, que je ne vois ni n’entend, et un papa dévoué (et plein de jugements envers ma petite personne) qui a dû me retrouver pour me dire que « ton gosse hurle, va t’en occuper bon sang ». C’était la honte couplé au stress. Je te déconseille de vivre ça, c’est TRÈS déstabilisant.
Bref, tout ça pour dire que ça m’a appris une chose : il ne faut PAS le perdre de vue plus de 8 secondes pour ne pas perdre le contrôle de la situation.
Voilà.
(du coup, je vais plus au parc, faut pas déconner)

 

2/ Être prêt

Pour le « au cas où » des cas extrêmes, c’est bien d’avoir une petite trousse d’urgence bobos dans son sac.
Rien de fou-fou. Des granules d’Arnica (parce que c’est magique, tout le monde le sait bien), un antiseptique, deux capsules de sérum physiologique (pour les batailles de sable dans les yeux, oui, oui), deux trois pansements et en avant !

 

3/ Ne pas réagir.

Poker face.
Il tombe ? So what ?
De toute façon, tu SAIS très bien que le môme va te mater DIRECT quand il se sera mangé le toboggan dans les dents. Si il perçoit UN SEUL de tes sourcils bouger, il va se mettre à hurler. Et en général, niveau intensité de drama Queen, ils sont bons.
Tu fais genre tout va bien. Dans 90% des cas, il va juste voir que ça t’intéresse pas et retourner à ses occupations.
(Si ça saigne ou qu’il boite, tu vas voir quand même hein !)

 

 

4/ faire une désensibilisation

Un peu comme les allergies. En fait, quand on a DÉJÀ peur de tomber (ou qu’il tombe), c’est d’autant plus douloureux (ou angoissant). Du coup, ça ne fait qu’empirer le drame.
Si, dès petit, on les a laissés tomber tranquillement (sans les jeter sur la route hein) quand ils faisaient du foot / du roller / du vélo / du trampoline / De la corde à sauter / grimper aux arbre etc. et qu’on n’est pas sans arrêt derrière eux pour leur dire « fais attention » « tu risques de » ou « HIIIII fais pas ça tu vas te faire mal », bah ils auront l’habitude ET confiance : ils tombent, se frottent le genou, se relèvent et continuent. Nous, on zyeute de loin voir si ça va et voilà.
C’est beau hein ? Ça s’appelle l’habitude.

 

Perso, ma fille a 8 ans et je flippe encore quand elle monte sur un trottoir : j’ai bousillé mon capital stress ET sa confiance en elle.
Mais pour toi, il est pas trop tard !
Aie confiance.
Crois en lui.