Même s’il s’agit d’Art Contemporain, ça ne veut pas forcément dire que c’est réservé aux adultes. Les enfants sont aussi les bienvenus et, souvent, ils adorent. Il faut dire qu’ils ne cherchent pas à tout comprendre ni à juger. Une grosse tache de couleur, une sculpture bizarre, une installation où l’on peut marcher dedans ? Ils regardent, ils réagissent, ils s’amusent. Pas de prise de tête, juste de l’instinct. Et franchement, on gagnerait tous à les imiter !
C’est pourquoi, si vous vous demandez si cette biennale est faite pour les enfants, on vous répond un grand OUI. Et on vous donne toutes les infos pour en profiter en famille.
Les Grandes Locos accueillent à nouveau la biennale

On monte dans le métro B et on descend à Gare d’Oullins. 3 petites minutes de marche et nous voici dans ces anciens ateliers SNCF qui accueillent désormais de gros évènements lyonnais. Les dimensions du site sont impressionnantes et ne laisseront aucun mini visiteur indifférent! Cette immense cathédrale industrielle un peu défraichie est tout de même un écrin assez unique pour de l’art contemporain et pour une expérience artistique marquante…

Le fil conducteur de cette édition est « passer d’un rêve à l’autre », en s’inspirant de lieux comme les traboules lyonnaises. D’ailleurs, la plus célèbre des traboules croix-roussiennes, la Cour des Voraces, est investie par la Biennale! On a bien ressenti cette thématique dans le passage à travers une incroyable caverne dont les murs sont d’immenses briques de papier broyé. Cette installation monumentale du collectif allemand raumlaborberlin est constituée d’environ 120 tonnes de papier compressé en blocs. Un incontournable de ce hall d’exposition plein de créatures et d’installations qui interpellent le visiteur, même tout petit!

Notre sélection spéciale famille
Tout au long de notre déambulation dans l’immense espace d’exposition, on peut trouver des cartels baptisés « FAL », pour Facile A Lire: les jeunes visiteurs y trouvent des informations à leur portée, très utiles pour comprendre le contexte de réalisation de l’œuvre, susciter des questionnements et mettre l’art « à hauteur d’enfant ». On apprécie! On en trouve même à l’entrée des conteneurs qui servent de salles de projection pour des vidéos.

On peut aussi (légitimement) avoir l’appréhension des œuvres imprésentables au jeune public quand on entre dans une expo d’art contemporain. Eh bien, qu’on se rassure: ici, rien d’immontrable, rien de malaisant, rien de graveleux! Et ça, c’est plutôt sympa pour nos amis lecteurs de FamilyCrunch, non?!

Dès notre entrée dans le parcours visiteur, nous avons été saisis par la gigantesque installation de Laure Prouvost: une structure textile qui semble respirer comme une baleine, avec dans ses entrailles les déchets marins qu’elle a pu, malheureusement, ingurgiter. Et on peut même circuler à travers son “ventre”! Une belle entrée en matière pour la réflexion sur la nature et l’environnement, des thèmes qui résonnent forcément chez la jeune génération…

Au milieu de notre déambulation entre installations sonores ou vidéos, tissages monumentaux et autres espaces de projection, nos chérubins en quête d’art contemporain seront happés par l’impressionnant Cerberus 26T de l’artiste ghanéen Akwasi Bediako Afrane: un incroyable fatras de déchets électroniques réassemblés deviennent une incroyable machine/labyrinthe où s’entremêlent les câbles, écrans et composants en tout genre. Et ce grand bazar devient en réalité une organisation bien huilée! Et le plus intéressant pour les kids est dans l’aspect interactif de l’installation: en pédalant sur l’un des vélos installés sur les côtés de cette salle de contrôle, ils réveilleront les objets et lanceront leur fonctionnement. Un must-see de cette édition 2026.

La création énigmatique mais plutôt drôle de l’artiste catalane Laia Estruch n’a laissé personne indifférent: elle a imaginé une porte de sortie de l’exposition qui fait penser à des structures en mousse de salles de jeux indoor pour enfants… On s’y faufile difficilement, comme pour signifier que le retour à la réalité après cette parenthèse artistique n’est pas si aisé pour le spectateur! Mais on ne referme pas tout à fait cette parenthèse si on poursuit, comme on l’a fait, au Musée d’Art Contemporain!
La Biennale au MacLyon

Comme nos pass d’entrée (à réserver sur internet pour alléger un peu la facture) permettent d’accéder à tous les sites de la Biennale, on peut se rendre à la Cité Internationale directement, ou choisir d’aller découvrir l’exposition au MAC sur un des prochains weekends! Sur les 3 étages sont exposées des œuvres de plus petite taille, sans doute un peu moins saisissantes pour le jeune public, mais les enfants peuvent être captivés par la collection de hiboux, tout droit venue du Musée des Confluences. Dans certaines croyances, ils symbolisent la connexion aux mystères divins ou spirituels, ils font le lien entre le visible et l’invisible et transmettent des messages aux dieux…

Autre animal mise à l’honneur, le chat. Notamment dans son rôle de cadeau pour les dieux en Égypte ancienne, à travers la pratique de la momification. Ce sont quelques-unes des œuvres de cette expo très réussie qui, au risque de se répéter, n’a pas mis le jeune public hors-jeu. Malgré tout, comme le suggèrent les tote-bags de la boutique du musée, vous aurez le droit de dire en sortant j’ai rien compris: j’ai adoré!

Une dernière bonne raison de venir à la Biennale en famille? Les visites spéciales organisées pour les enfants (et les tout petits!) tous les weekends et pendant les vacances scolaires, avec des parcours adaptés sur tous les sites:
📍Aux Grandes Locos : Samedi et dimanche + vacances à 14h30
📍Au Musée des Tissus : Samedi 16h, Dimanche + vacances à 11h
📍Au macLYON : 1 Dimanche sur 2 + vacances à 11h15
Biennale d’Art Contemporain de Lyon
Les Grandes Locos, 12 Rue Gabriel Péri, 69350 La Mulatière
🚈 Métro Gare d’Oullins, ligne B
⏰ Ouvert du mardi au vendredi, de 11h à 18h. Le weekend et pendant les vacances, de 10h à 19h.
Pass biennale à 25€ en ligne, GRATUIT pour les -15 ans, tarif réduit 18€
Plus d’infos sur le site de la 18ème Biennale



