
On a pas mal manqué d’air entre mars et mai dernier, du coup, depuis, on use et abuse des sorties en plein air dès que le temps le permet.
Dernièrement, alors qu’il faisait encore des températures digne d’une canicule (c’était hier, même si on a l’impression que c’était il y 2 ans depuis qu’on remet des manteaux), nous sommes donc allé nous balader au Parc de la Feyssine, à Villeurbanne.
Le Parc naturel de La Feyssine c’est quoi ?
Sur le papier, la Feyssine, c’est 45 hectares. Le plus grand parc de Villeurbanne où se retrouve une biodiversité végétale et animale « exceptionnelle ». De petites « plagettes » le long du Rhône permette de s’y prélasser, une grande balade de 1,4km en bois y est installé, une piste cyclable sur 2,2km, des arbres à foison et de grandes « prairies » pour se poser.
Franchement, on s’est demandé comment on avait pu ne jamais y mettre les pieds depuis tout ce temps.
Le Parc naturel de la Feyssine, c’est comment ?
Effectivement, en arrivant, on s’est dit que la balade allait être chouette avec les deux grands et le minus de 17 mois qui ne sait que courir après un ballon depuis qu’il a compris que ses jambes servaient à autre chose qu’à donner des grands coups de lattes au moment du change.
Malheureusement, on a vite déchanté.
Déjà, dans mon petit cœur de maman ultra angoissée, voir que des mômes se baignaient dans le Rhône au niveau des petites plages m’a provoqué 12 arrêts cardiaques. Des panneaux indiquent bien que la baignade est interdite, et même si les températures peuvent donner des idées, sincèrement, quand on voit les tourbillons et courants divers, je ne comprends pas vraiment qu’on puisse y mettre un pied.
On a donc passé notre tour pour la sieste en bord d’eau, histoire de ne pas stresser d’assister à un drame (et apparemment, il y en a souvent)
On a donc marché.
La balade sur la passerelle en caillebotis est assez agréable, à l’ombre des arbres, on respire, c’est chouette.
A savoir que dans ce parc, les chiens peuvent être promenés sans laisse (apparemment), ce qui entraine des rencontres nez à nez entre les minus et les museaux… J’ai rien contre les chiens, bien au contraire, mais j’avoue que tant que mes enfants ne font pas plus d’1m20, je suis pas non plus au top de la sérénité quand je vois un Bouvier Bernois courir vers eux.

A l’heure du goûter, on a voulu trouver un coin d’ombre pour se poser. Sympa, quelques troncs d’arbres couchés parsèment les prairies, pouvant donc servir de banc.
C’est là qu’on a commencé à déchanter. Effectivement, on se voyait déjà tranquillou en train de manger des pépitos pendant que les mômes s’ébrouaient joyeusement dans l’herbe… Mais ça n’aurait été possible que si l’herbe en question (et les abords des troncs d’arbres-bancs) ne servaient pas de poubelle géante au joyeux pique-niqueur s’en fichant pas mal de laisser une petite trace de son passage plastifié.
En ouvrant un peu plus les yeux, on a douloureusement constaté que c’était le parc tout entier qui était marqué par le passage de l’homme à grand renfort de restes de nourritures, de déchets diverses, de canettes…
J’ai bien pris note de n’avoir croisé aucune poubelle sur nos chemins… et constaté que les containers à l’entrée du parc vomissaient les déchets tellement ils étaient remplis, mais ce n’est jamais une excuse pour ne pas ramener sa poubelle plus loin à priori.

Alors, la Feyssine, oui ou non ?
S’il s’agit d’aller faire un footing ou un coup de vélo sans danger, je dirais oui. Pour les enfants, malheureusement, c’est vraiment raté, on a vite plié les gaules pour repartir sur les Berges près de chez nous (et pour trouver que les Berges sont plus propres un dimanche, ça vous donne une idée de l’état de la Feyssine).
Vraiment dommage, parce que c’est vraiment un beau parc dans lequel la place ne manque pas.
Autant vous dire qu’on ne s’est pas attardé sur la faune (des rats éventuellement) ni la flore (« oh regarde, un Oranginus Vulgus ! Et là ! Une pampersae Plènacraké »).
Déçus, déçus déçus…


