
Les enfants ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur dans les wagons SNCF. 🙈 À tel point que la SNCF réfléchit (ou a réfléchi) à lancer des wagons sans enfants. Ambiance.
De mon côté, n’ayant pas de voiture, je prends le train très régulièrement avec mes deux enfants depuis une bonne décennie. Autant dire que j’ai testé à peu près toutes les situations possibles : le bébé qui hurle pendant tout le trajet, le vomi au bout de 12 minutes, de trajet le « c’est quand qu’on arrive ? » répété 47 fois.
Avec le temps, on s’adapte, on affine et on finit par devenir un expert en voyage en train avec les enfants.
Voici donc 5 astuces testées et approuvées pour voyager plus sereinement, pour vous, vos enfants… et le reste du wagon.
Réservez le carré central. Toujours.
Même si le carré central est souvent proposé par défaut lors de la réservation, vérifiez bien que vous êtes en face de vos enfants, et non à côté. Pourquoi ?
Parce qu’en face, vous gardez : le contact visuel, l’accès aux affaires et la capacité de gérer sans vous contorsionner. C’est beaucoup plus simple pour anticiper un débordement, calmer une montée d’excitation ou lancer une activité. Le carré central, c’est la base de la diplomatie ferroviaire !
Préparez les enfants (et pas au dernier moment)
Un trajet en train, ça se prépare. Pas seulement le billet, mais les enfants eux-mêmes. Faites du voyage un événement : on compte les dodos avant le départ, on explique le déroulé (l’attente, le train, le contrôleur, le paysage qui défile…) et on rappelle les règles (on parle doucement, on chuchote, on reste calme). Un enfant qui sait ce qui va se passer est beaucoup plus apaisé qu’un enfant lâché dans une aventure inconnue de 3h17.
Préparez de quoi les occuper (et misez sur la nouveauté)
C’est LA clé. Mais pas n’importe comment. Pas besoin de remplir une valise entière avec ses Lego, sa collection de doudous où l’intégralité de Histoires du Père Castor. Dans l’idéal, prévoyez une ou deux activités qu’ils ne connaissent pas. L’effet nouveauté est votre meilleur allié.
Chez nous, avant chaque grand trajet en train, on passe acheter un Picsou Géant juste avant de monter. 5 € dépensés = environ 45 minutes de calme obtenues. Un investissement imbattable.
Bref, livre inédit, jeu de cartes jamais testé, carnet spécial “train” : peu importe, tant que c’est nouveau.
Faites des pauses (oui, même en train)
Comme en voiture, il faut faire des pauses. Pas toutes les deux heures. Plutôt toutes les heures. L’idée n’est évidemment pas de descendre du train, mais de se lever, marcher un peu, aller jusqu’à la voiture-bar et d’y rester un peu. Même sans consommer. Juste pour changer de décor, se dégourdir les jambes, casser la monotonie. Un enfant qui bouge un peu est un enfant qui crie moins après.
Soyez les crayons
Oui, le coloriage, c’est évident. Mais ici, on parle de crayons + mission secrète. Pas un simple « tiens, dessine », mais une activité irrésistible : écrire la lettre au Père Noël (dès septembre, efficacité imbattable), faire le Top 10 des cadeaux rêvés pour son anniversaire ou inventer la liste des super-pouvoirs qu’on aimerait avoir… Bref, quelque chose qui mobilise la tête autant que les mains. Effet silence quasi immédiat.
Et les écrans, alors ?
Oui, ça peut être un bon plan. Mais avec quelques rappels simples : ce n’est pas adapté aux plus petits, il ne faut jamais en abuser, et SURTOUT ne pas les sortir en cas de crise. Sinon, le message est clair : « Si je fais un caprice, j’obtiens l’écran. » Et ça, c’est un aller simple pour l’enfer.
Le mieux ? Les sortir quand tout va bien, sans les annoncer. Un peu comme une récompense… mais sans promesse préalable.
Voyager en train avec des enfants, ce n’est pas toujours de tout repos.
Mais avec un peu d’anticipation, quelques astuces, et beaucoup de bienveillance (pour eux comme pour les autres), c’est tout à fait possible.
Et qui sait ? Peut-être qu’un jour, au lieu de wagons sans enfants, on aura surtout des wagons avec des enfants calmes.


